Vu sur la DHnet: Lee, le chaton ramené du Pérou, ne présente aucun symptôme de la rage: « La décision d’euthanasier l’animal est exagérée »

Accueil/Revue de presse/Vu sur la DHnet: Lee, le chaton ramené du Pérou, ne présente aucun symptôme de la rage: « La décision d’euthanasier l’animal est exagérée »

Vu sur la DHnet: Lee, le chaton ramené du Pérou, ne présente aucun symptôme de la rage: « La décision d’euthanasier l’animal est exagérée »

https://www.dhnet.be/actu/belgique/lee-le-chaton-ramene-du-perou-ne-presente-aucun-symptome-de-la-rage-la-decision-d-euthanasier-l-animal-est-exageree-5ecbd6ae7b50a60f8bdab586?fbclid=IwAR3Uayebml27oLk5MMS1oQCWaP-h0mISGHrOPFYOAGSE21TKCAD9ttBkM-w

 

Rédaction en ligne

Publié le 25-05-2020 à 17h28 – Mis à jour le 25-05-2020 à 17h29

Menacé d’euthanasie car potentiellement porteur de la rage, le chaton péruvien Lee, ramené en Belgique en mars dernier, est maintenant défendu par plusieurs médecins et institutions. Pour eux, euthanasier l’animal est une décision excessive, d’autant plus qu’il ne présente, après analyses, aucun signe de contamination par la rage.

Depuis le mois de mars, l’histoire du petit chat Lee défraye la chronique en Flandre. Partie au Pérou pour un stage début d’année (écourté à cause du coronavirus), Selena Ali, jeune étudiante flamande a repris dans ses valises ce chaton au moment de revenir en Belgique. Mais pour le ministre Denis Ducarme, qui exerce la tutelle de l’Afsca, cet animal représente un danger pour la population belge. N’ayant pas été vacciné correctement, selon lui, contre la rage avant d’arriver sur le territoire belge, il pourrait être porteur de cette maladie mortelle dont la Belgique s’est débarrassée depuis 2001. Le ministre fédéral plaidait donc pour l’euthanasie de Lee, seule solution possible pour lui afin d’éviter un nouveau foyer de la rage chez nous.

Mais la solution proposée par Denis Ducarme a évidemment fait réagir la propriétaire du petit chat, ainsi que les organisations de défense des animaux, et le ministre en charge du Bien-être animal, Ben Weyts. Ce dernier affirme qu’une mise quarantaine de l’animal était suffisante, le temps de voir si oui ou non il était contaminé par la rage.

Une solution qui semble aujourd’hui être soutenue par les analyses réalisées sur le chaton. Yvan Beck, ancien membre du personnel du département de virologie et de pathologie des maladies virales de l’Université de Liège, a confirmé, dans un communiqué transmis par l’avocat de Selena Ali, qu' »après examen du chat Lee, il n’y a aucun signe clinique ou symptôme indiquant une possible infection par la rage ».

Un autre docteur en médecine vétérinaire, Bernard Brochier, a rendu un avis favorable sur la santé du chaton. « La décision d’euthanasier l’animal me semble trop radicale et exagérée, car le chat a été vacciné avant son introduction dans l’UE, a été incarcéré depuis que son propriétaire en a pris possession, n’a montré aucun signe clinique à ce jour et est actuellement très bien protégé contre la rage », a écrit cet ancien responsable de l’Unité Rage à Sciensano.

De plus, précise le communiqué envoyé par l’avocat, la ville péruvienne d’où provient le chaton est exempte de cas de rage depuis dix ans. La faculté de médecine vétérinaire de l’Universidad Nacional Mayor de San Marcos (Pérou) l’a fait savoir: « Je dois vous informer que les rapports officiels du ministère de la santé n’ont signalé aucun cas de rage chez les chats, ni chez les chiens au cours de la période de 2010 à ce jour ».

Reste à savoir si ces analyses et ces affirmations seront prises en compte par l’Afsca, qui n’a pas encore fait d’analyses sur Lee.

Par |2020-05-26T17:24:37+02:00mai 26th, 2020|Catégories : Revue de presse|0 commentaire

À propos de l'auteur :